L’acné, c’est quoi ?

Il y a des glandes dans notre peau… On ne les voit pas, elles sont dans l’épaisseur de la peau, mais communiquent avec l’extérieur par un très fin canal (qu’on ne voit pas non plus), souvent le long d’un poil qui est lui-même presque invisible. Sur notre visage, il y a de 300 à 600 glandes par centimètre carré ! On les appelle des glandes sébacées ou pilo-sébacées. Ces glandes produisent du sébum, un liquide épais et gras, généralement invisible, qui se mélange avec la sueur et les débris de peau pour former un film protecteur indispensable à l’équilibre et à la souplesse de la peau. Si on enlève ce film, par exemple avec des savons trop agressifs, la peau n’est plus protégée et elle vieillit plus vite.

Au moment de l’adolescence, la production d’hormones sexuelles augmente sensiblement. Certaines de ces hormones augmentent la production de sébum par les glandes sébacées. C’est le cas des androgènes , hormones mâles qui sont plus abondantes chez le garçon, mais présentes aussi chez les filles. Le sébum devient plus épais et plus abondant, les canaux qui devraient lui permettre de sortir peuvent alors se boucher, et c’est le début de l’acné.

Une glande sébacée bouchée se voit comme un tout petit point noir, que l’on appelle un comédon. Ce comédon peut ensuite se compliquer d’une réaction locale, qui se voit comme une petite zone rouge, un peu en relief : c’est une papule. Les papules peuvent disparaître, ou se transformer en pustules : le classique bouton d’acné, rouge avec un point blanc au milieu. C’est la conséquence de la prolifération, dans la glande bouchée, d’une bactérie ( Propionibacterium acnes ). L’organisme se défend contre cette bactérie, mais comme elle est enfermée dans une glande gonflée de sébum et entourée de tissu inflammatoire, les défenses de l’organisme sont peu efficaces. Les pustules persistent, leur nombre augmente, parfois elles évoluent vers de gros boutons rouges et durs que l’on appelle des nodules. A ce stade, le recours au médecin est fortement recommandé.